Dématérialisation : un marché porteur en croissance de 5% par an d’ici 2020

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La dématérialisation de documents est un marché porteur. Sa croissance va s’accélérer au rythme de 5% par an en moyenne entre 2017 et 2020 pour atteindre 7,7 milliards d’euros (contre +3% par an entre 2013 et 2016), selon les experts de Xerfi Precepta.

Toujours prépondérant (il devrait représenter 67% du marché ou 5,2 milliards d’euros en 2020), le segment des flux entrants/sortants continuera de céder du terrain face aux segments de la sécurisation des échanges et de l’archivage électronique. Les besoins croissants des donneurs d’ordres, les progrès grandissants des technologies de dématérialisation et l’influence indéniable des pouvoirs publics en matière réglementaire constituent à l’évidence des solides moteurs.

De fait, les opérateurs historiques (c’est-à-dire les entreprises de services numériques ou ESN, les éditeurs de logiciels ou les prestataires de services) sont confrontés à l’arrivée massive de nouveaux acteurs, en tête desquels celles des géants du web et d’une multitude de start-up spécialisées. Et le jeu concurrentiel reste très ouvert à moyen terme, de l’avis des experts de Xerfi Precepta. En l’état actuel du marché et des attentes des donneurs d’ordres, les opérateurs capables de jouer le rôle de leader sont légion : grosses ESN, spécialistes de l’hébergement et du cloud ou encore gros éditeurs de solutions logicielles. Certains pure players de la dématérialisation, dotés d’une expertise forte et singulière, peuvent également y prétendre sans rougir. Pour tous les autres, il s’agit d’endosser le rôle de complémenteur critique. En clair, ils doivent se rendre incontournables auprès des leaders et ainsi s’assurer d’un rapport de forces le moins défavorable possible.

Malgré de solides moteurs de croissance, les professionnels de la dématérialisation doivent composer avec une culture papier toujours très présente. Ils se heurtent également aux fortes pressions tarifaires de leurs donneurs d’ordres, en raison notamment d’une offre par segment souvent banalisée et interchangeable. Dans un tel contexte, certains futurs clients sont susceptibles de renoncer purement et simplement à externaliser la dématérialisation de leurs documents.

Face aux exigences et besoins des donneurs d’ordres, les prestataires vont devoir étoffer leur offre et monter en gamme. Ils peuvent ainsi se positionner sur l’ensemble de la chaîne de valeur ou bien sur des activités connexes comme le marketing digital ou le conseil numérique. L’explosion des volumes de données et de documents à dématérialiser offre en outre aux professionnels d’immenses opportunités liées à la valorisation de ces documents pour in fine apporter davantage de valeur ajoutée à leurs clients.

Dans tous les cas, les opérateurs devront habilement combiner croissance organique, acquisitions et partenariats. Ils vont ensuite devoir relever le défi de la mobilité, désormais incontournable dans la dématérialisation. En d’autres termes, il va leur falloir sécuriser, synchroniser et rendre accessibles les données à tout moment, partout et depuis tous les supports mobiles.

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